Le restaurant La Bigarrade a longtemps eu mauvaise réputation : service guindé et hautain, cuisine zélée, desservie par un exercice de démonstration mettant la technicité au dessus du goût et du plaisir simple d’un repas au restaurant. Ce que François Simon décrit dans le Figaro comme « la cuisine du « oh ! » On admire le chef (enfin, on va dire), mais on ne pige pas toujours. Cela dure des plombes et l’on a toujours faim. De sacrés talents se lancent dans ce mouvement narcissique mais « excluant » pour le client » Ce qu’il manquait à cette grande cuisine, certes brillante de virtuosité et d’innovation, c’est une dose de sincérité, de simplicité, de proximité avec le client. C’est pourquoi les plus grands chefs français, ceux qui fédèrent tous les avis, sont ceux qui mettent le plaisir du partage au centre de leur travail.
C’est le cas de Christophe Pelé, l’ex chef du Royal-Monceau, actuellement au restaurant La Bigarrade qui compose une cuisine kaléidoscopique qui s’articule autour de la complémentarité des saveurs, avec une prédilection pour le poisson et les exhausteurs de goût. Une cuisine ronde, riche et complexe, conçue depuis le comptoir qui donne directement sur la salle. La succession des plats est autant de chapitres d’un spectacle vivant qui mise sur la proximité avec les clients, subjugués par tant de maîtrise. Inutile de chercher la carte parce qu’il n’y en a pas, votre repas sera conçu selon vos critères de goût et de tarif avec des produits de saison.
Depuis l’entrée jusqu’aux desserts vous serez à coup sûr séduits par les plats que propose La Bigarrade, un restaurant gastronomique qui conçoit la grande cuisine comme étant avant tout un plaisir, la mission de Christophe Pelé étant d’en faire profiter le plus grand nombre grâce à des tarifs très abordables pour un restaurant de cette trempe.