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restaurant Sannine avec photos, vidéo, description des menus et infos pratiques.
Lundi, rendez-vous est donné au
restaurant Sannine, un petit
restaurant libanais niché dans le 9e arrondissement. De l’extérieur, l’adresse ne paye pas de mine.
Une fois passée la porte, pas de doute : on est bien au
Liban. Cèdre et drapeau national peints au plafond, décoration traditionnelle, voire un brin folklorique, tout est fait pour rappeler les origines de la cuisine proposée. Le tout est avenant et bien éclairé. Amateurs d’
ambiance tamisée, passez votre chemin. C’est
Sannine, le maître des lieux, qui nous accueille. En ce début de semaine, pas grand monde dans le restaurant. Tant mieux, pas besoin d’hurler pour s’entendre. A peine installées, notre choix est fait : pour nous ce sera le
menu Mille et une nuits, une dégustation de toutes les douceurs d’orient. En guise d’apéritif, une assiette de crudités nous est proposée, avec olives vertes, piments et cornichons marinés. C’est frais et léger, juste une bonne entrée en matière avant la suite.
Lorsque les mezzés du
Sannine arrivent, nous ne sommes pas déçues. La table est couverte de hors-d’œuvre, 10 pour être précis. Entre le vrai
tabouleh libanais (à base de persil et de blé concassé, et non de semoule),
les fallafel (beignets de
légumes secs et frits),
les samousec (petits chaussons de
viande et de pignons),
la salade de fèves au citron vert et le
traditionnel hommos (mousse de pois chiche à la crème de sésame), on a l’embarra du choix ! Et pour accompagner le tout, le serveur du
restaurant Sannine –
libanais bien sûr – nous apporte une corbeille remplie de pain pita. Il ne nous reste plus qu’à goûter.
Dès les premières bouchées, le constat est unanime : c’est bon. Les feuilletés sont frais et croustillants, le
tabouleh rafraîchissant. Petit bémol pour la
salade de fèves, un peu sèches. En résumé, les
mezzés sont parfumés et plutôt goûteux. Le plat n’a pas fait son entrée que je suis déjà rassasiée !
Le plat, quant à lui, est un assortiment de trois
viandes : une
kafta (brochette de
viande de bœuf persillée), des
ailerons de poulet flambés et citronnés et l’
arayes, du pain farci à la
viande et parfumé aux épices d’orient, spécialités du
restaurant Sannine. Si le poulet n’a rien de détonnant (un léger manque de saveur) et le pain farci est un peu trop tiède, la kafta remporte tous nos suffrages. La
viande n’est absolument pas grasse – bonne surprise – et bien parfumée. Le tout est accompagné d’une
semoule dorée et légèrement épicée.
Malgré les plats qui ont défilé, les gourmandes que nous sommes ont gardé une petite place pour les desserts. Et pour cause, les
pâtisseries libanaises nous font de l’œil depuis notre arrivée.
Sannine ne nous déçoit pas en déposant sur notre table une assiette bien remplie de petites douceurs orientales. Dans la farandole de pâtisseries proposées, des
baklavas (feuilletés aux amandes et noix de cajou), de l’
halva (
pâte de nougat), et bien sûr des
loukoums ! De quoi faire pâlir notre diététicien. Oust la culpabilité naissante, on goûte à toutes ces sucreries, et on se régale. Si je ne suis pas fan de loukoum, je savoure les baklavas au feuilletage croustillant, savoureux et bien garnis. Mais le vrai bon point de ce dessert, c’est le
mehalabieh, un flan parfumé à l’eau de fleur d’oranger. C’est fin, doux, délicieux ! On esquive le thé à la menthe (un peu plus de sucre et c’est le coma hyper-glycémique) proposé par
Sannine. On ressort rassasiées et contentes de ce sympathique petit
voyage au Liban.